top of page
​​
À bord de mon navire,
l’horizon se fait vaste et houleux. 
Par jour de tempête insidieux,
je m’efforce de ne pas succomber au délire.


 

Si seulement j’en avais la chance,
je pousserais d’un seul cri à la mer
toute ma souffrance,
tous mes souvenirs amers.
L’écho libéré de mes peurs inavouées,
pourrait enfin résonner jusqu’à l’aube,
et le soleil finalement se lever,
pour éloigner les soucis qui rodent.

Dans un éclat de rire,
je lèverais la voile.
Je réalignerais mon point de mire,
et recommencerais à peindre la toile.

Car vouloir prendre le large,
sans avoir réellement tourné la page,
c’est comme vouloir devenir sage,
sans avoir évacué sa rage.

S’il le faut, je regagnerai à la nage
l’îlot de mes sanglots ravalés
pour enfin mettre fin à l’orage.

                 
                                             

À la dérive

À la Dérive

bottom of page